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Accueil Date de création : 28/08/07 Dernière mise à jour : 14/01/10 15:57 / 2369 articles publiés
 

Bonne semaine à vous  (Plume d'encre) posté le jeudi 14 janvier 2010 15:57

La lumière s'est éteinte sur une jounée qu'il aurait voulu sans fin. La nuit étouffe le paysage, plus rien à voir, tout est couché dans le brouillard.

Plus rien ne bouge dans la maison. Le grand lit vide semble glacial. Hier encore tout était doux, chaud et si vivant. Il ya quelques heures encore, il souriait.

Et maintenant, dans ce silence intolérable, il ne sait plus où est la porte. Recroquevillé dans le vieux canapé, le visage enfoui dans le parfum mélancolique d'une peau douce et satinée imprégné dans un foulard, il ne sait plus. Elle, si loin, et lui, si seul, face à lui même.

Touver la force  pour les gestes du quotidien, prendre son courage à bras le corps et continuer sur le  chemin. Il quitte alors le canapé, pour se jeter aufond du lit, emmitouflé dans l'oreiller avec l'odeur de leurs deux corps, il ferme les yeux et la revoit . Si loin, mais toujours là . Il laisse aller ses souvenirs, se laisse bercer par ses sourires, il part bien au delà des rêves, tout là bas, au creux de ses bras, il la rejoind.

Lorsque soudain un bruit étrange le tire de tous ces songes,une sonnerie sans appel, qui le réveille brusquement. Abasourdi, il décroche, et son visage soudain rayonne . Juste une voix, une parole, rien que des mots mais tellement beaux...

Il sait que la semaine sera bonne.

28 octobre 2007

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Les ailes déployées  (Arche de Noé) posté le lundi 18 janvier 2010 21:50

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Froidure sur la Saône  (Au fil de l'eau) posté le samedi 16 janvier 2010 22:55

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Petit explicatif  (Mon blog) posté le jeudi 14 janvier 2010 16:32

A vous qui recevez les avis de publications de mes articles, juste vous dire que j'avais "mis de côté" quelques écrits, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs ...

Aujourd'hui, je fais un petit ménage d'avant printemps, c'est pourquoi vous aurez sans doute beaucoup d'alertes sur vos blogs ...

En souhaitant que vous me pardonnerez ....

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Renaissance  (Plume d'encre) posté le jeudi 14 janvier 2010 16:20

"Elle vient juste de reposer le combiné. Autours d’elle, comme enveloppés dans du coton, les bruits familiers lui parviennent en demie teinte. Elle a encore en tête une voix douce et chatoyante, un éclat de rire cristallin et des images du passé, d’une histoire qui ne lui appartient  pas mais qui lui semble familière.

Il est de ces instants hors du temps qui ne s’expliquent pas. Des moments magiques, emprunts de sensations qui n’ont pas de mots pour pouvoir  les décrire.Il y a quelques heures encore elle fixait son écran d’ordinateur, perdue dans la vie des autres, quand elle cru voir comme un miroir qui lui renvoyait des images fugaces, des impressions de déjà vu, un sentiment étrange, indéfinissable et déroutant.Plongée dans le passé d’une famille inconnue, dans la vie d’une femme au destin particulier, à découvrir des petits morceaux choisis de vie, elle ne pouvait alors se douter de la suite de ses recherches.

Elle n’imaginait pas qu’un simple contact de courtoisie sur Internet, qu’un petit message anodin et timide ouvrirait les vannes de ses envies enfouies depuis tant d’années.

La découverte de ces photos, traces d’une autre époque, la lecture de la vie tourmentée d’une artiste, de ses proches, la recherche d’un roman « disparu », tant d’éléments d’une grande banalité qui soudain semblaient vouloir la pousser à fouiller encore plus loin.Un échange par courriers virtuels, des réponses à des questions essentielles, des coins de voiles soulevés par le vent d’une inconnue.

Tous ces instants d’attente fébrile à se demander quel serait le contenu du prochain message, à espérer que le fil ne serait pas coupé, que ces petits mots sans grande importance déboucheraient sur autre chose de plus profond dans cette recherche d’une inconnue.

Tout ce temps à se promener sur des centaines de pages, posées sur la toile pour évoquer la vie, les passions, les petits bonheurs d’une autre inconnue, petite fille de la première inconnue, à lire entre les lignes, à plonger dans des photos somptueuses, à égrainer les années remplies de mille et une petites choses, à visiter des endroits magiques où elle ne mettrait jamais les pieds.

Du temps consacré pour un autre, pour celui qui, dans sa solitude infinie, cherche le passé pour redonner au futur le goût des racines, des instants de partage de la connaissance, pour redonner à des illustres inconnus ou méconnus leur juste place dans un système en perpétuelle évolution.

Ce temps donné pour permettre à cet homme d’avancer dans sa quête de la mémoire collective, de petites choses ayant eu une importance certaine, d’histoires de vies particulières, de destins parfois surprenant.

Elle était loin de se douter, en aidant son père, que de nouvelles portes s’ouvriraient ainsi.

Elle n’avait pas réfléchi plus de 5 secondes en voyant le numéro de téléphone, ½ seconde d’hésitation, à peine le temps d’enclencher sa machine à questions perpétuelles qui ne servent à rien si ce n’est à tourner en rond sans prendre de décision.

Elle avait allumé une cigarette, comme pour se donner de la contenance, et composé ce numéro, une petite boule d’impatience lui tenant compagnie. Et, lorsqu’elle entendit la chanson de cette voix inconnue, elle su.

« O temps suspend ton vol »

Plongées dans les paroles l’une de l’autre, à l’écoute d’un destin aussi fascinant que celui de son aïeule, ces instants, d’une certaine rareté, donnaient une sensation de bien être étonnant mélangée à quelque chose d’indéfinissable. De ces sensations qui ne s’expliquent pas et qui pourtant sont bien réelles et vous touchent au plus profond de votre être.Il avait bien fallu se quitter, tout en se disant « à bientôt », et une fois le téléphone reposé, elle semblait « ailleurs » et « autrement ». Rien n’avait pourtant changé autours d’elle, son homme était toujours présent à sa façon, écoutant d’une oreille distraite ce qu’elle tentait de lui faire partager. Ses enfants continuaient leur petit bonhomme de chemin, ne comprenant pas forcément l’enthousiasme soudain qui lui donnait ces petites étoiles dans le regard.

Et pourtant, ce n’était plus pareil, sans vraiment savoir pourquoi.Elle ressentait quelque chose d’étrange, de troublant, toujours impossible à définir, une sorte d’enthousiasme réfréné par son coté pratico raisonnable, surtout ne pas s’emballer trop vite, ne pas partir dans ses délires habituels basés sur de l’imaginaire, voire de l’absurde. Surtout garder les pieds sur terre.

Elle mis très longtemps à trouver le sommeil, se retournant sans cesse, se relevant parfois, sans trop comprendre pourquoi Morphée ne voulait pas d’elle.

Lorsque le bruit sourd d’une porte qui se ferme lui fit ouvrir les yeux, elle se leva sans prêter attention à l’heure qu’il était, se fit un café et en allumant sa première cigarette se mit devant son ordinateur, lâchât alors ses mains sur le clavier, comme guidées par une force nouvelle qui semblait venir du plus profond de son enfance.

Avait elle enfin trouvé comment définir cette sensation étrange qui l’habitait depuis peu ?

Allait elle laisser s’exprimer ce qui depuis toujours restait prisonnier d’un carcan aux mille fausses raisons ?"

 juillet 2007, publié  "ici"en septembre 2007.

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